Avocat Rodius

CBD au volant et tests salivaires

Le CBD est légal et largement commercialisé en France. Beaucoup de conducteurs l’utilisent en pensant ne courir aucun risque pénal.

Pourtant, depuis 2024-2025, les contrôles positifs après consommation de CBD se multiplient.
La raison est simple : certains produits contiennent des traces de THC, susceptibles d’être détectées par les tests salivaires utilisés lors des contrôles routiers.


1. La règle pénale appliquée par les tribunaux

La jurisprudence est aujourd’hui constante :

  • présence de THC = conduite sous stupéfiants ;
  • peu importe que le THC provienne d’un produit CBD légalement vendu.

👉 Le droit pénal sanctionne la présence de stupéfiants dans l’organisme, et non la légalité commerciale du produit consommé.

Autrement dit, la consommation de CBD n’est pas interdite, mais elle peut exposer à des poursuites pénales en cas de dépistage positif au THC.


2. Comment se déroule un contrôle routier ?

En pratique, la procédure se déroule en deux temps :

  • dépistage salivaire effectué sur le bord de la route ;
  • confirmation par prélèvement sanguin
    en cas de contestation ou selon les protocoles appliqués localement.

👉 Ce sont les résultats de ces tests qui fondent les poursuites pour conduite sous stupéfiants.


3. CBD au volant : les pistes de défense possibles

La défense repose principalement sur une analyse technique de la procédure et des résultats.

Elle peut notamment viser :

  • la fiabilité du dépistage salivaire
    (manipulation, contamination, non-respect du protocole) ;
  • l’analyse du taux et de la chronologie
    (traces anciennes vs consommation récente) ;
  • la production de preuves de CBD légal
    (facture, emballage, composition, analyses du produit) ;
  • la recherche de nullités de procédure
    (droits non notifiés, contre-expertise non proposée, incohérences dans les PV).

👉 Chaque détail compte dans ce type de dossier.


4. La position des tribunaux en 2025

En 2025, les juridictions :

  • condamnent lorsque la procédure est régulière et les analyses fiables ;
  • peuvent toutefois moduler la peine en cas de confusion légitime sur l’origine du THC.

La tendance reste néanmoins stricte : la simple présence de THC suffit à caractériser l’infraction, indépendamment du produit consommé.


Conclusion

Un produit légal peut entraîner une poursuite pénale s’il conduit à la présence de THC dans l’organisme.

👉 Pour éviter une sanction disproportionnée, une défense rapide, technique et personnalisée est indispensable, notamment sur la procédure et les analyses.


Besoin d’un accompagnement juridique ?

Maître Pierre Rodius, avocat pénaliste à Rennes, intervient :

  • en urgence après un contrôle routier ou un accident,
  • en garde à vue,
  • devant le tribunal correctionnel.